Ma fille est trop gentille, on profite d’elle !

Ton enfant est-il trop gentil ?

Lorsque ton enfant est trop gentil, il arrive bien souvent que les autres en profitent.

Laisse-moi te raconter l’histoire de Louise.

trop gentille profite

Louise est trop gentille

Louise est en dernière année de l’école primaire.

Elle a des camarades autour d’elle, pourtant elle souffre de ces relations…

En fait, Louise dit “oui” à tout le monde, toujours, partout.

À la récré, Louise discute tranquillement avec ses copines. L’une d’entre elles, Fleur, lui demande d’aller parler au plus beau garçon de la classe, Pierre, pour lui passer le message que Fleur l’aime beaucoup.

Louise est gênée, elle n’aime pas faire ce genre de choses.

Elle s’exécute quand même.

Dans l’après-midi, Tom a un petit creux.

Il sait que Louise a un bon goûter dans son cartable.

Sans état d’âme, il lui demande de lui donner son goûter.

Ce qu’elle fait !

Élisa n’a pas fini son devoir de math, cette matière ne lui plaît pas, elle n’a pas envie de se fatiguer.

Elle sait que Louise est une bonne élève et qu’elle a forcément fini ce devoir.

Sans état d’âme, Élisa lui demande de recopier sur elle, la partie manquante du devoir.

Louise accepte.

Ton enfant ne sait pas dire non à ses copains ?

Au fil du temps, elle se sent de plus en plus mal, mais elle ignore pourquoi.

Elle n’arrive pas à s’expliquer ce mal-être.

En fait, lorsque Louise dit « oui » à tout et à tout le monde, elle se dit « non » à elle-même

Elle ne se respecte pas, elle ne respecte pas ses envies.

Elle ne s’autorise pas à faire ses propres choix, à assumer ses propres goûts.

Louise disparaît chaque jour un peu plus, pour se conformer en permanence à ce que l’autre attend d’elle…

Elle s’oublie.

On profite d’elle !  

Et bien sûr, ses camarades de classe en profitent.

Ils ont bien compris son fonctionnement.

Et ils l’exploitent.

Louise préfère se soumettre aux envies de ses camarades, plutôt que de prendre le risque d’être abandonnée, de se retrouver seule.

Elle n’ose pas en parler à ses parents, car elle pense que c’est normal d’accéder à toutes les demandes de ses « amis »… bah, si elle peut aider…

Elle ne sait pas vraiment qui elle est

Par contre, lorsqu’on lui demande ce qu’elle aime, Louise éprouve beaucoup de difficultés à répondre.

Elle bégaie, rougit, sourit timidement, cherche du regard un élément de réponse chez son camarade…

Elle a peur de donner une « mauvaise réponse » !

Pour elle, une mauvaise réponse signifie une réponse différente de celle de ses amis.

C’est très anxiogène pour elle, car elle éprouve une peur viscérale de décevoir l’autre.

De sa petite voix fluette, Louise répondra alors par des phrases telles que :

« Comme toi »

« Pareil que toi, Mélanie »

« Oui, moi aussi »

« Tout pareil »

Louise ne s’affirme pas

Elle pense qu’elle n’a pas le droit de dire « non »

L’idée même d’envisager de dire « non » provoque en elle un sentiment de honte.

Pour aider Louise à « exister », il faut parler avec elle, d’une manière bienveillante, la comprendre, lui redonner confiance en elle et lui expliquer qu’elle a le droit d’exprimer ses envies. Il serait également très intéressant de nettoyer sa peur de l’abandon.

Reconnais-tu ton enfant dans l’histoire de Louise ?

Si tu penses que ton enfant souffre de cette situation et a besoin d’un coup de pouce. Tu peux me contacter, je serai ravie de pouvoir l’accompagner.